
Les indemnités journalières versées aux travailleurs indépendants en cas d’arrêt de travail font l’objet de revalorisations et d’ajustements réglementaires réguliers, généralement moins commentés que ceux touchant le régime général des salariés. Voici pourquoi il faut les suivre de près.
Un régime historiquement moins protecteur
Depuis l’intégration du régime des indépendants au régime général, les indemnités journalières des travailleurs non-salariés se sont progressivement rapprochées de celles des salariés, sans toutefois atteindre un niveau strictement équivalent : conditions d’ouverture des droits liées au revenu déclaré, délais de carence spécifiques, et montants qui restent, pour une partie des indépendants, inférieurs à ce qu’un salarié percevrait à revenu comparable.
Pourquoi une revalorisation ne suffit pas toujours
Même après une revalorisation du régime obligatoire, l’écart avec le niveau de vie réel d’un foyer reste souvent significatif en cas d’arrêt prolongé — en particulier pour les indépendants dont l’activité ne génère aucun revenu en leur absence, contrairement à un salarié dont l’entreprise continue de fonctionner. C’est précisément cet écart que vient combler un contrat de prévoyance individuel, avec des indemnités journalières complémentaires calibrées sur le revenu réel de l’assuré, pas sur un plafond réglementaire générique.
Ce qu’il faut vérifier régulièrement
- Le niveau actuel des indemnités journalières du régime obligatoire pour son statut précis (micro-entrepreneur, profession libérale, gérant majoritaire).
- L’écart réel entre ce montant et les charges fixes du foyer, pour calibrer le complément nécessaire.
- Si un contrat de prévoyance déjà souscrit reste cohérent avec le niveau actualisé du régime obligatoire, notamment après une revalorisation.
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